La Roja n’a pas laissé le bronze lui échapper. Battue en demi-finale, l’Espagne s’est relevée avec caractère pour dominer l’Allemagne (81-58), dimanche à l’Uber Arena de Berlin, et s’offrir la médaille de bronze de la Coupe du monde féminine FIBA 2026.

Devant son public, la Mannschaft rêvait de terminer son Mondial sur une note historique. Mais face à elle, l’Espagne avait encore de l’appétit. Dès les premières minutes, les joueuses de Miguel Méndez ont imposé leur rythme et frappé fort.
Le premier quart-temps donne immédiatement le ton : 25-15 pour la Roja. L’Allemagne tente de réagir, pousse pour refaire son retard et cherche à embarquer le public berlinois derrière elle. Mais l’Espagne ne panique pas. Elle contrôle, accélère au bon moment et maintient la Mannschaft à distance.
L’Espagne frappe, l’Allemagne plie
Portée par une Iyana Martín en grande forme, l’armada espagnole poursuit son travail de sape. La jeune Espagnole termine la rencontre avec 22 points, parfaitement épaulée par Raquel Carrera (15 points), María Conde (13 points) et Awa Fam (10 points).

En face, Nyara Sabally et Alexis Peterson tentent de maintenir l’Allemagne dans la course avec 13 points chacune. Léonie Fiebich ajoute 10 points. Mais les efforts de la Mannschaft restent insuffisants pour inverser la tendance.
Plus les minutes passent, plus l’écart se creuse. L’Espagne transforme progressivement la petite finale en démonstration et finit par s’imposer 81-58, laissant l’Allemagne sans réponse.
Quatrième médaille mondiale en cinq éditions
Ce bronze a une saveur particulière pour la Roja. Il s’agit de sa quatrième médaille sur les cinq dernières éditions de la Coupe du monde : l’argent en 2014, puis le bronze en 2010, 2018 et désormais 2026.

L’Espagne quitte donc Berlin avec une nouvelle médaille autour du cou.
Pour l’Allemagne, en revanche, la fête tourne court. Portée par son public et après avoir atteint pour la première fois le dernier carré, la Mannschaft échoue finalement au pied du podium. Une nouvelle désillusion après celle de 1967, lorsqu’elle avait déjà manqué le bronze face à la Tchécoslovaquie.
À Berlin, la Roja a rugi plus fort que la Mannschaft. L’Espagne repart avec le bronze, l’Allemagne avec les regrets.
Élie M’fowu
