À la veille du quart de finale de la Coupe du monde 2026 à Arrowhead Stadium de Kansas City face à la Suisse, le sélectionneur de l’Argentine, Lionel Scaloni, a affiché sa confiance tout en appelant à la prudence. Le technicien argentin a évoqué les choix tactiques de son équipe, la montée en puissance de son groupe, mais aussi le respect qu’il porte à une Nati capable de rivaliser avec les meilleures nations.
Une équipe en progression permanente
Les changements que nous avons effectués l’ont été parce que nous pensions que l’équipe pouvait toujours progresser. Nous avons toujours pensé à l’équipe avant tout.
Lionel Scaloni a expliqué que l’Argentine pourrait conserver une équipe proche de celle alignée lors du précédent match, même si un ou deux ajustements restent possibles. Pour lui, chaque décision est prise dans un seul objectif : améliorer le rendement collectif.
Le sélectionneur champion du monde a notamment insisté sur l’impact de Leandro Paredes et Nicolás Tagliafico, dont les entrées ont permis à l’Albiceleste de gagner en maîtrise.
Avec l’entrée de Leandro, l’équipe s’est améliorée dans la circulation du ballon, dans la possession et dans notre présence dans le camp adverse. L’entrée de Nicolás sur le côté gauche nous a également beaucoup apporté.

Scaloni a également révélé que la préparation de ce Mondial n’avait pas été aussi simple qu’elle pouvait le laisser paraître.
Au début de la concentration, la situation semblait beaucoup plus compliquée. Cela paraissait plus sombre que ce qu’elle est aujourd’hui. Mais nous avons réussi à surmonter ces difficultés et nous sommes là, à lutter pour aller plus loin.
Le souvenir fondateur de la Copa América 2021
Cinq ans après la victoire de l’Argentine face au Brésil en finale de la Copa América 2021, Scaloni est revenu sur l’importance de ce succès dans l’histoire récente de la sélection.
Pour lui, ce trophée a marqué un tournant majeur :
il a libéré une génération qui avait connu plusieurs finales perdues ;
il a donné confiance aux jeunes joueurs intégrés ensuite ;
il a transformé un groupe talentueux en une équipe capable de répondre présente dans les grands rendez-vous.

Le sélectionneur argentin a également rappelé le contexte particulier de cette compétition, marquée par la pandémie de Covid-19 et les sacrifices consentis par les joueurs, notamment ceux qui avaient dû rester éloignés de leurs familles.
La Suisse, un adversaire respecté
Avant d’affronter la Nati, Scaloni refuse de parler de match facile ou de comparaison avec les précédents adversaires.
Il n’existe pas de rival identique, ni de match facile. Nous le savons tous.

Le technicien argentin considère la Suisse comme une équipe expérimentée et difficile à manœuvrer.
C’est une très bonne équipe, capable de rivaliser avec les meilleures sélections. Elle a une tradition en Coupe du monde, des joueurs expérimentés et une grande force physique.

Il rappelle également que la qualification suisse n’est pas une surprise après son succès contre la Colombie.
Elle est arrivée jusqu’ici en éliminant une équipe comme la Colombie, qui réalisait un excellent tournoi. Nous affrontons un adversaire de grande qualité avec des joueurs très intéressants.
Julián Álvarez et Lautaro Martínez, une concurrence au service du collectif
Enfin, Lionel Scaloni a évoqué la concurrence entre Julián Álvarez et Lautaro Martínez à la pointe de l’attaque argentine.
L’évaluation des deux est positive. Ils ont fait plus que ce qu’on attendait d’eux, même lorsqu’ils n’ont pas le ballon.
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Le sélectionneur souligne leur implication dans le travail défensif et leur capacité à apporter des solutions différentes.
Ils nous apportent énormément. Leur présence sur le terrain représente aussi une inquiétude pour l’adversaire. C’est une option que nous avons toujours en tête, que ce soit dès le début du match ou en cours de rencontre.
Avec un groupe qui affirme avoir surmonté les difficultés et une philosophie basée sur l’amélioration permanente, l’Argentine aborde donc ce quart de finale face à la Suisse avec ambition, mais sans sous-estimer un adversaire qui rêve de créer l’exploit.
Élie M’fowu
