La Roja espagnole s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 en battant les Diables rouges de la Belgique (2-1), vendredi au SoFi Stadium d’Inglewood (États-Unis), dans une rencontre comptant pour les quarts de finale du tournoi coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Après l’ouverture du score de Fabián Ruiz à la 30e minute, la Belgique a rapidement égalisé grâce à Charles De Ketelaere (41e), servi par Timothy Castagne. Alors que les deux équipes semblaient se diriger vers la prolongation, Mikel Merino a délivré la Roja à la 88e minute en inscrivant le but de la qualification.
En conférence de presse, le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente a d’abord tenu à rendre hommage aux victimes d’un tragique incendie à Almería ainsi qu’à la famille du photographe Ángel Martínez, dont la mère est décédée pendant la rencontre.
La vie continue, mais nous adressons nos plus sincères condoléances à toutes les familles touchées.
Heureux de voir l’Espagne retrouver le dernier carré d’une Coupe du monde pour la première fois depuis son sacre de 2010, le technicien a toutefois insisté sur la force du collectif.
Ce qui est important, c’est le collectif. Peu importe que l’on débute le match ou que l’on joue les cinq dernières minutes. Chacun a une mission et tous sont essentiels.

Interrogé sur la titularisation de Fabián Ruiz à la place de Pedri, ainsi que sur l’entrée décisive de Mikel Merino, auteur du but victorieux, De la Fuente a pleinement assumé ses choix.
Nos décisions sont le fruit d’analyses approfondies de l’adversaire et des caractéristiques de nos joueurs. Elles ne sont jamais improvisées.
Le sélectionneur a également expliqué que l’entrée de Pedri correspondait au moment du match où son profil pouvait apporter le plus à l’équipe.

Déjà tourné vers la demi-finale face à la France, Luis de la Fuente a salué la qualité des Bleus, sans pour autant afficher le moindre complexe.
La France possède un potentiel extraordinaire, mais nous aussi. Les deux dernières fois où quelqu’un a battu la France en demi-finale, c’était l’Espagne.
Il s’attend à une confrontation de très haut niveau qui exigera la meilleure version de son équipe.
Le technicien espagnol a également souligné l’excellent état d’esprit qui règne au sein de son groupe.
Nous sélectionnons non seulement les meilleurs joueurs du monde, mais aussi les meilleures personnes. Le respect est la base de tout dans cette sélection.
Selon lui, cette cohésion explique l’absence de frustrations chez les remplaçants, chacun étant prêt à servir le collectif avant ses intérêts personnels.
Enfin, interrogé sur son calme dans les dernières minutes alors que le match pouvait basculer en prolongation, De la Fuente a répondu avec humour :
Je regarde derrière moi, je vois Mikel Merino, et je suis très tranquille.

Avant de conclure :
Cette tranquillité vient de la confiance que j’ai dans mes joueurs, dans leur talent et dans leur qualité humaine. C’est cela qui donne de la force à cette équipe.
Pour sa première demi-finale mondiale depuis son titre en Afrique du Sud en 2010, l’Espagne défiera mardi prochain, à Arlington, la France de Didier Deschamps avec une place en finale en ligne de mire.
Élie M’fowu
