L’Égypte a longtemps cru réaliser l’un des plus grands exploits de son histoire en Coupe du monde. Menant 2-0 jusqu’à la 79e minute face à l’Argentine, mardi au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta, les Pharaons ont finalement été renversés par l’Albiceleste (3-2) en huitièmes de finale du Mondial 2026.
Les Égyptiens avaient pourtant parfaitement maîtrisé leur scénario grâce aux réalisations de Yasser Ibrahim (15e) et Mostafa Ziko (65e). Mais les champions du monde en titre ont trouvé les ressources pour revenir dans la rencontre dans le dernier quart d’heure avec Cristian Romero (79e), Lionel Messi (84e) et Enzo Fernández, auteur du but de la qualification à la 90+2e minute.
Malgré cette élimination cruelle, le gardien égyptien Mostafa Shobeir a retenu la fierté d’un parcours historique et la combativité de son équipe.
« Les attentes du public étaient très élevées, et jusqu’aux dix dernières minutes, nous avons montré de quoi nous étions capables. Nous nous sommes battus jusqu’au bout. »

Auteur notamment d’un penalty arrêté face à Lionel Messi, le portier des Pharaons a salué le soutien reçu et l’expérience vécue au plus haut niveau.
« La pression fait partie du football. Quand on veut évoluer au plus haut niveau, il est normal d’être sous pression. Dieu m’a accordé la réussite et je Le remercie. Nous espérions vraiment nous qualifier, mais nous sommes satisfaits du parcours accompli. »
Concernant les décisions arbitrales, Mostafa Shobeir a préféré rester prudent.
« Honnêtement, je n’ai pas bien vu les actions litigieuses. Je savais seulement que les arbitres regardaient les images sur leur écran. Je préfère revoir les séquences avant de commenter. »
De son côté, Mostafa Ziko, buteur égyptien dans cette rencontre, n’a pas caché son émotion après le coup de sifflet final.
« Ce sont des larmes de tristesse et de fierté. Nous avons été lésés aujourd’hui, tout le monde l’a vu. Je ne veux pas entrer dans la polémique, mais après notre avance de 2-0, tout s’est retourné contre nous. »
Malgré la frustration, l’attaquant a tenu à rendre hommage à ses coéquipiers et à tout le peuple égyptien.

« Je suis fier de tous les joueurs. Vous êtes des hommes et vous avez montré au monde entier la valeur de cette équipe. »
Face à l’Argentine, l’Égypte aura finalement été battue par l’expérience et les détails, mais quitte la compétition avec les honneurs après avoir rivalisé avec le champion du monde en titre.
Les Pharaons sortent la tête haute d’un Mondial marqué par leur courage, leur solidarité et l’image d’une équipe capable de tenir tête aux plus grandes nations du football mondial.
Élie M’fowu
