À la veille du quart de finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Espagne, le sélectionneur de la Belgique Rudi Garcia et son attaquant Romelu Lukaku ont affiché leur confiance en conférence de presse à Inglewood, aux États-Unis.
Les Diables rouges s’apprêtent à défier une Roja impressionnante, invaincue depuis le début du tournoi et toujours sans but encaissé. Mais pour Rudi Garcia, ces chiffres ne constituent pas une fatalité.
Chaque match est différent, même si je connais très bien le football espagnol. Nous affrontons l’un des favoris de cette Coupe du monde.
Le technicien français reconnaît la force collective de l’Espagne, mais refuse de voir son équipe comme un simple outsider.
La grande force de l’Espagne reste son collectif. Elle domine la possession du ballon et, cette année, elle est encore plus solide défensivement puisqu’elle n’a encaissé aucun but. Mais les statistiques sont faites pour être bousculées.
Pour Garcia, la Belgique devra jouer avec ambition pour espérer renverser la Roja.
Nous voulons exister dans ce quart de finale, pas seulement subir. Si nous faisons uniquement défendre, nous serons éliminés. Nous avons aussi de grandes qualités offensives. Nous sommes la deuxième meilleure attaque du tournoi et l’une des équipes qui se créent le plus d’occasions. Nous croyons sincèrement en nos chances de qualification.

Lukaku retrouve les sensations de 2018
Présent aux côtés de son sélectionneur, Romelu Lukaku a évoqué une ambiance qui lui rappelle le quart de finale remporté face au Brésil lors du Mondial 2018.
L’ambiance est très comparable à celle que nous avions avant le quart de finale contre le Brésil en 2018. La différence, c’est que ce groupe a davantage confiance en lui. Il faut gérer cette confiance, mais les sensations sont similaires.
L’attaquant belge sait toutefois que le défi sera immense face à une équipe espagnole complète.
Ce sera un match totalement différent. L’Espagne pratique un football exceptionnel. Elle n’a toujours encaissé aucun but et possède un énorme potentiel offensif. Pour espérer se qualifier, nous devrons réaliser un match quasiment parfait.

« L’équipe avant tout »
Auteur d’un tournoi remarquable, Lukaku refuse les comparaisons avec les autres grands attaquants de la compétition.
Je ne me compare pas aux autres attaquants comme Haaland, Mbappé ou Kane. Pour moi, le plus important a toujours été l’équipe. C’est cette mentalité qui m’a permis de réussir tout au long de ma carrière.
Le buteur belge insiste également sur le travail réalisé pour retrouver son meilleur niveau.
Je travaille énormément à l’entraînement, je fais beaucoup d’exercices de finition, de duels face aux défenseurs et j’analyse beaucoup de séquences avec le staff. Après une saison difficile, tout semble aujourd’hui se remettre en place.

Une Belgique prête à livrer bataille
Rudi Garcia pourra compter sur un groupe déterminé, malgré l’absence d’Amadou Onana, blessé. Le sélectionneur mise notamment sur la profondeur de son effectif.
La qualité de cette équipe se révèle dans les moments difficiles. Contre le Sénégal, nous avons souffert, mais les remplaçants ont changé le cours du match. Tout le groupe est important.
Concernant Lukaku, il estime que son impact dépasse largement les statistiques.
Lorsqu’il entre sur le terrain, il change complètement la perception de l’adversaire. Son entrée fait monter l’inquiétude chez l’équipe adverse.
Au SoFi Stadium d’Inglewood, les Diables rouges tenteront donc de faire tomber la défense hermétique de la Roja espagnole pour décrocher une place en demi-finales, où ils pourraient retrouver la France, comme en 2018.
Élie M’fowu
