Le Paraguay a vu son aventure s’arrêter en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, battu par la France (0-1), samedi au stade de Philadelphie, aux États-Unis. Une rencontre fermée, longtemps équilibrée, et finalement décidée sur un détail en seconde période.
Après une première mi-temps sérieuse et parfaitement maîtrisée sur le plan tactique, les Guaraníes ont fini par céder à la 70e minute sur un penalty transformé par Kylian Mbappé, capitaine des Bleus. Une décision validée par l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), qui a fait basculer le destin du match.
Alfaro : « Ces décisions se jouent à des détails »
Très affecté après l’élimination, le sélectionneur paraguayen Gustavo Alfaro est revenu sur l’action décisive, avec beaucoup d’amertume.
« Je n’ai pas encore revu l’action en détail. Sur le moment, l’arbitre estime qu’il n’y a pas faute, puis le VAR intervient et la décision est confirmée. Ce sont des penalties de VAR contre lesquels on ne peut pas faire grand-chose », a-t-il expliqué.

Le technicien argentin estime que son plan de jeu avait parfaitement fonctionné jusqu’au tournant du match.
« Nous voulions arriver à la mi-temps à 0-0 pour ensuite aller chercher le match avec des changements offensifs. Mais cette action change tout. »
Un Paraguay courageux face à un géant
Malgré la déception, Alfaro a tenu à souligner le comportement exemplaire de ses joueurs face à l’un des favoris du tournoi.
« Nous sommes tristes, évidemment, parce que nous avions l’ambition d’aller plus loin. Mais nous avons compété jusqu’au bout face à une des meilleures équipes du monde, avec des joueurs capables de faire la différence à tout moment. »
Il a également rappelé la difficulté du parcours paraguayen, dans un tableau relevé où son équipe avait notamment éliminé l’Allemagne au tour précédent.
« Nous avons joué dans un tableau très compliqué, mais nous avons montré que nous pouvions rivaliser. »
Une équipe en construction
Au-delà de l’élimination, le sélectionneur paraguayen retient surtout les progrès réalisés par son groupe tout au long de la compétition.
« En un peu plus d’un an, ce groupe a beaucoup évolué. Nous avons créé une vraie identité. Aujourd’hui, nous partons frustrés, mais aussi convaincus que nous avons grandi. »
Et de conclure avec lucidité :
« Nous voulions continuer dans cette Coupe du monde, mais nous avons donné tout ce que nous avions jusqu’à la dernière minute. »
Élie M’fowu
