MONDIAL 2026 : « À 15 MINUTES D’UNE FINALE, ÇA FAIT MAL » : DAN BURN RACONTE LA CRUELLE DÉSILLUSION DE L’ANGLETERRE

Entré en jeu à la 82ᵉ minute, Dan Burn n’a pas pu empêcher le scénario cruel vécu par l’Angleterre face à l’Argentine en demi-finale de la Coupe du monde 2026. Battus 2-1 après avoir mené au score, les Three Lions ont vu leur rêve de finale s’envoler dans les dernières minutes.

À 34 ans, le défenseur central de 2,01 m disputait sa première Coupe du monde. Malgré la déception, il retient un parcours historique et une aventure collective qui a dépassé les attentes.

« Arriver aussi près du but et échouer, c’est très triste »

Pour Dan Burn, l’Angleterre avait pourtant parfaitement maîtrisé son plan de jeu avant de prendre l’avantage.

Je pensais que nous avions bien suivi le plan de jeu jusqu’à ce que nous marquions. Je pense que nous avons fait du très bon travail. Nous savions ce que l’Argentine allait faire et je pense que nous avons bien géré cela.

Mais après le but anglais, le défenseur reconnaît un changement de comportement de son équipe.

Nous sommes devenus un peu passifs après le but. On a probablement défendu un peu trop bas face à la qualité des occasions que l’Argentine se créait. J’avais l’impression que ce n’était qu’une question de temps. On a concédé trop de centres et trop d’occasions.

Une fin de match difficile à accepter pour celui qui était persuadé que les Three Lions pouvaient rejoindre la finale.

Quand vous êtes à 10 ou 15 minutes d’une finale de Coupe du monde et que vous n’y arrivez pas, ça fait mal. Arriver aussi près du but et échouer, c’est très triste.

« Je suis abattu, mais tellement fier »

Malgré la douleur de l’élimination, Dan Burn garde une immense fierté pour le parcours réalisé par l’Angleterre.

Je suis évidemment très abattu en ce moment. Mais je suis tellement fier de ce que l’équipe a accompli. Je ne pense pas que quiconque nous donnait une chance avant le début de la compétition.

Le défenseur estime que l’état d’esprit collectif a été l’une des grandes forces des Three Lions.

Cette fraternité dont on a parlé, je pense que cela nous a menés loin. Honnêtement, je pensais qu’on allait y arriver. J’avais juste ce sentiment que c’était notre moment.

Mais face à une Argentine habituée aux grands rendez-vous, Burn reconnaît la différence d’expérience.

Je pense que l’Argentine a montré pourquoi ils sont champions du monde. Ils ont déjà vécu ça et ils l’ont fait.

Le choix de la défense à cinq défendu

Interrogé sur les critiques visant Thomas Tuchel après le changement tactique en fin de rencontre, Dan Burn a pris la défense du sélectionneur anglais.

Je ne pense pas que nous puissions faire l’objet de critiques massives à ce sujet. Lorsque nous défendions en 4-4-2, nous concédions beaucoup d’occasions. Donc quelque chose devait changer.

Selon lui, les joueurs doivent également assumer leur part de responsabilité.

Le manager aurait peut-être voulu faire quelque chose avec le recul, mais nous, les joueurs, nous devons prendre nos responsabilités pour gérer le fait d’être à 10-15 minutes d’une finale de Coupe du monde. Nous aurions probablement dû tenir le résultat.

Messi, encore décisif dans les grands moments

Auteur de deux passes décisives dans cette demi-finale, Lionel Messi a une nouvelle fois marqué les esprits. Dan Burn souligne la difficulté de contenir un joueur capable de faire basculer un match à tout moment.

Cela montre probablement la qualité du joueur qu’il est. Capable de rester discret pendant la majeure partie du match et de sortir quand même deux passes décisives.

Le défenseur anglais estime toutefois que son équipe avait réussi à limiter l’influence de l’Argentin pendant une grande partie de la rencontre.

Dans l’ensemble, je pense qu’on s’est bien débrouillés. Mais une fois qu’on a marqué, on a probablement reculé un peu trop bas et on a été un peu trop passifs, ce qui nous a coûté cher.

Un vestiaire marqué par la déception

Après le coup de sifflet final, l’émotion était forte dans le vestiaire anglais.

J’étais sous le choc à la fin. Je n’avais pas vraiment beaucoup d’émotions. Quand on est à 15 minutes d’une finale de Coupe du monde et qu’on mène 1-0, j’étais tellement sûr qu’on allait tenir jusqu’au bout.

Pour Dan Burn, cette élimination restera une immense déception, mais aussi une expérience marquante.

C’était un mélange des deux. Évidemment, des gens bouleversés. Il n’y a pas eu grand-chose dit. C’est probablement quelque chose qu’on va digérer dans les prochains jours.

L’Angleterre devra désormais disputer le match pour la troisième place samedi face à la France, avant de tourner la page d’un Mondial où elle aura échoué à quelques minutes d’une finale historique.

Élie M’fowu

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