L’AS Otohô a écrit une nouvelle page de son histoire lors du Championnat d’Afrique des Clubs Vainqueurs de Coupe (CACVC) 2026 à Kinshasa. Pour sa première finale continentale, la formation congolaise a réussi un parcours remarquable, seulement stoppée par le Petro Atlético de Luanda, grand habitué des sacres africains.
Arrivée en renfort au sein du club d’Oyo, l’internationale des Diables Rouges Fanta Diagouraga a contribué à cette aventure historique. Après la finale, la demi-centre revient sur la performance de son équipe, l’importance de cette médaille d’argent, l’organisation de la compétition à Kinshasa et ses perspectives pour la suite de sa carrière.
Vous faites partie de cette équipe qui a conduit l’AS Otohô jusqu’à une première finale continentale. Que représente cet exploit pour vous ?
En tant qu’athlète, marquer l’histoire d’un club est toujours quelque chose de très spécial. Nous sommes très heureuses de ce que nous avons accompli. Même si nous n’avons pas remporté le trophée, cette compétition restera un immense bonheur pour toute l’équipe.

Vous étiez opposées au Petro de Luanda, une équipe habituée aux sacres africains. La différence de niveau était-elle importante ?
Je dirais un peu des deux. Le Petro est une équipe très forte, aussi bien défensivement qu’offensivement. Les joueuses évoluent ensemble toute l’année, ce qui fait leur force. De notre côté, nous avons encore une marge de progression puisque nous n’avons travaillé ensemble que pendant quatre semaines. Au vu de ce contexte, ce que nous avons réalisé est déjà remarquable.
Comment jugez-vous votre tournoi, individuellement et collectivement ?
Personnellement, je pense avoir réalisé une compétition correcte, même si j’aurais pu apporter encore davantage à l’équipe. Globalement, je suis satisfaite. Collectivement, nous devons encore progresser, mais je suis extrêmement fière de cette équipe. En seulement quatre semaines de préparation, atteindre une finale continentale est tout simplement incroyable.
Avec quel souvenir quittez-vous Kinshasa ?
Avec celui d’une deuxième place historique pour notre club. C’est un résultat dont nous sommes toutes très fières.

Comment avez-vous trouvé l’organisation de la compétition à Kinshasa ?
Tout s’est très bien passé. Nous étions déjà venues ici lors de la CAN il y a un an et demi. Cette fois encore, nous avons été très bien accueillies, bien logées à l’hôtel Golden Tulip et parfaitement prises en charge. Franchement, tout était très bien organisé.

Vous évoluez au poste exigeant de demi-centre. Quel est le plus grand défi de votre métier ?
Le plus difficile, c’est de maintenir un très haut niveau de performance en permanence. Chaque match est différent, chaque adversaire aussi. Il faut réussir à être performante à chaque sortie, et c’est certainement le plus grand défi.

Concernant votre avenir, allez-vous poursuivre votre carrière en France ?
Oui. Après trois années passées à l’étranger, je souhaite revenir en France pour une saison afin de voir comment les choses évolueront. Pour l’instant, mon intention est de rester en France.
Un dernier mot pour celles et ceux qui vous soutiennent ?
Un immense merci à tous nos supporters et à toutes les personnes qui nous ont encouragées tout au long de cette aventure. Leur soutien a été précieux.
Richard Amadi
